Caritas Goma tente d’améliorer la santé maternelle et infantile

Goma, le 24 novembre 2014 (caritasgoma.org) – Malgré la guerre au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), Caritas Goma a, depuis cinq ans, essayé d’améliorer la santé maternelle et infantile par la construction des maternités.

Picture1

“En 2008, j’ai accouché de mon premier enfant à la maison. Il est mort un jour après. Pour ma deuxième grossesse, j’avais la panique de ne pas voir mon enfant mourir. Et malheureusement, c’est ce qui arriva deux jours plus tard. Quand j’ai été enceinte pour la troisième fois, j’ai aussitôt pensé qu’il fallait se rendre à la maternité. Par manque d’argent, j’ai fait une fausse couche à la maison”, affirme Marie Dusabimana, une habitante de Kikuku, au Nord-Kivu, dans l’est de la RDC.

“Mais pour mon premier accouchement au centre de santé de Kikuku, j’ai été accompagnée par une sage-femme. Dès que mon fils est né, la sage-femme l’a posé sur mon ventre. Je me souviens avoir eu l’impression que mon fils rampait vers mon sein pour téter”, commente-t-elle. Cela fait maintenant un an et deux mois depuis que Marie observe son fils grandir en bonne santé…

A des centaines de kilomètres de Kikuku, Jeannette Uwera, la première femme à avoir accouché à la maternité de Matanda, affirme qu’elle ne se rendait pas à l’hôpital à cause de la distance. “Je ne fréquentais pas la maternité puisqu’il fallait voyager pendant un à deux jours pour accoucher à Kirotse ou à Masisi”. Kitotse est à 50 km de Matanda. Et environ 30 km séparent Masisi de Matanda, sur un tronçon impraticable.

Mais si certaines femmes font l’accouchement à domicile faute d’argent pour payer la maternité, d’autres donnent plutôt naissance à la maison par manque de structure sanitaire dans leur milieu. Ou par ignorance de l’importance d’une maternité. Un rapport de Save the Children, publié en mai 2013, classait la RDC à la dernière place d’une liste des pays suivant l’indice des mères qui meurent à l’accouchement. Le document indique qu’une femme, sur 30, y risque de mourir pour des problèmes liés à la grossesse. Une année après, un rapport classe la RDC avant dernier pays sur la situation des mères dans le monde.

C’est pour améliorer la situation des mères et des enfants dans le monde que Caritas Goma fait, depuis cinq, d’une pierre deux coups. Elle construit, au moins, un hôpital général de référence ou un centre de santé par paroisse. C’est le cas des centres de santé de référence de Kikuku et de Matanda. Le premier a été construit avec l’appui de l’ONG espagnole MANOS UNIDAS et le second avec celui de Caritas Luxembourg. Parallèlement, Caritas Goma se lance dans la sensibilisation des communautés pour envoyer les femmes à la maternité.

Cellule de Communication

Laisser un commentaire

Don à Caritas Goma