Développement

Infrastructures sociales de base

Contribuer à la consolidation de la paix par la construction des maisons et réduire la pauvreté par la distribution des semences et outils aratoires pour réconcilier les communautés.

Le diocèse de Goma est dans une région où les intérêts et l’accès aux ressources économiques sont à la fois perçus comme facteurs de division forts et comme ceux d’union majeurs. Pour ce faire, Caritas Goma met des structures qui réunissent les communautés partageant le même espace.

Les projets d’infrastructures sociales de base se focalisent, entre autres, sur la construction des maisons pour éviter l’handicap dans leur réinstallation des populations retournées dans leur région d’origine. La zone cible est dotée d’un marché moderne, d’un dépôt pour la conservation de la production locale, des bornes fontaines, d’écoles, de centres de santé et de bureaux de chefferie pour restaurer l’autorité de l’Etat. Ces projets réhabilitent aussi des ouvrages de franchissement pour permettre l’accès aux milieux inaccessibles par manque de routes.

Hydraulique rurale

Contribuer au renforcement des capacités des communautés locales à la gestion des ouvrages hydrauliques et d’assainissement mis en place avec le concours de Caritas Goma.

Un projet hydraulique a un double but : d’une part, il renforce les capacités des communautés et comités de gestion bénéficiaires dans la gestion et la maintenance des ouvrages aménagés et d’autre part, il effectue des études techniques, des prospections et prépare les communautés à l’aménagement des futurs ouvrages hydrauliques et sanitaires pour d’autres programmes.

L’accès à l’eau potable constitue un enjeu majeur pour les populations rurales du Nord-Kivu qui puisent l’eau de la rivière ou d’une source non aménagée au bord de la route. Impropre à la consommation, elle provoque de maladies d’origine hydrique : la diarrhée, la verminose, le cholera.

Face à ce défi, Caritas Goma a aménagé plus de 2.555 sources d’eau et 12 adductions gravitaires dans des milieux ruraux où l’acuité de ce problème nécessite une solution durable pour barrer les voies de transmission des maladies d’origine hydrique. Pour la pérennisation d’une source d’eau ou d’une adduction, un comité local de gestion et de maintenance est institué.

Chaque projet d’adduction d’eau apporte des changements significatifs qui se traduisent en une nette amélioration des conditions de vies des populations bénéficiaires. Mais si l’eau potable en quantité suffisante est disponible dans tous les foyers, centres de santé et écoles de la place, l’eau réduit également la vulnérabilité des ménages face aux maladies d’origine hydrique.

Sécurité alimentaire

Une pandémie a provoqué une chute vertigineuse des rendements du manioc avec des conséquences farouches : malnutrition sévère et baisse du revenu monétaire dans les ménages.

Le manioc, un aliment de base cultivé pour la plupart par des femmes, subit les ravages de deux maladies : la mosaïque et la striure brune. Ces maladies ont réduit la production du manioc à 70%, selon les experts, et rendent les tubercules et les feuilles immangeables. Ce qui provoque une insécurité alimentaire sévère dans l’est de la RDC et toute la région des Grands Lacs. La région a assisté à une expansion rapide et à une augmentation de la sévérité de cette pandémie.

C’est dans ce cadre que l’Initiative des Grands Lacs pour le manioc, connu sous non sigle anglais (GLCI), dont fait Caritas Goma est membre, s’est dotée d’une approche appropriée, simple et adaptée au niveau des paysans, mal orientés, avaient sombré dans un désespoir notoire.

La lutte a commencé sous la trace de la mouche blanche. Une série d’expériences dans des endroits différents pour étudier le rôle de la mouche blanche dans la propagation de la maladie a été menée par des chercheurs. Ces derniers ont fait d’énormes progrès et certains résultats ont eu un impact significatif dans la propagation des boutures saines de variétés améliorées. Ces résultats ont été transmis aux paysans par plusieurs campagnes de sensibilisation.

S’instruire en chantant a été l’option que Caritas Goma a appliquée pour sensibiliser les paysans. Aux champs, les femmes entonnent des chansons conçues en s’entraidant lors des travaux. Aux villages, les enfants se rappellent des chansons et les chantent pour leurs amis, parents et voisins. A force de répéter les chansons, il y a eu un changement d’attitude dans la région.

 

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