Editorial : Faire avancer l’égalité des femmes pour stimuler le PIB mondial de 12 billions de dollars d’ici à 2025

Goma, le 27 mars 2017 (caritasgoma.org) – L’inégalité entre les sexes n’est pas seulement un problème moral et social. C’est aussi un défi économique critique. Si les femmes – qui représentent la moitié de la population mondiale en âge de travailler – n’atteignent pas leur plein potentiel économique, l’économie mondiale en souffrira.

Selon un rapport de McKinsey Global Institute (MGI) publié en septembre 2015, 12 billions de dollars pourraient être ajoutés au Produit intérieur brut (PIB) mondial d’ici à 2025 si on fait progresser l’égalité des femmes. Ce qui représenterait 11% du PIB annuel de 2025. Dans un scénario de “plein potentiel” où les femmes joueraient un rôle identique sur les marchés du travail que celui des hommes, MGI affirme que 28.000 milliards de dollars pourraient être ajoutés à chaque PIB annuel d’ici à 2025. L’estimation de MGI est d’environ le double d’autres études récentes tout simplement parce que l’Institut a pris une vue plus complète de l’inégalité de genre dans le travail…

Dans un monde du travail qui se globalise et se complexifie, la capacité de nos entreprises et organisations à assurer l’égalité et l’équité est un facteur clé. A ce titre, la promotion des femmes est naturelle. En Afrique, nous sommes en retard… mais nous progressons. Le nombre de femmes dans nos comités de direction augmente. Car assurer l’équité de carrière entre les hommes et les femmes permet de développer une culture d’égalité des chances plus large. Ce, dans des environnements marqués par une diversité sociale profonde.

La mondialisation, les innovations numériques et les changements climatiques continuent à transformer le monde du travail en pleine évolution. Ceci est une situation qui présente des défis et des opportunités dans la réalisation du potentiel économique des femmes pour un avenir meilleur. Ainsi, une organisation qui ne favorise pas l’inclusion des femmes ne pourra pas être performante dans la durée. Et met donc sa survie en jeu.

Lydie Waridi Kone

Assistante chargée de Communication/Caritas Goma

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