Le centre d’analyse et de diagnostic médical de Caritas Goma réduit les cas référés à l’étranger

Goma, le 16 février 2015 (caritasgoma.org) – Pour accéder aux services d’imagerie médicale et de laboratoire de qualité, les habitants de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), doivent aller à l’étranger. Mais Caritas Goma vient de trouver la solution : un diagnostic fiable et de qualité est désormais possible à l’hôpital “Charité maternelle”.

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Etre démuni et se faire soigner relève d’un exploit en RDC. C’est à cette dure réalité que sont confrontés les Congolais en général et les habitants de Goma en particulier. De nombreuses personnes au Nord-Kivu (avec ses six millions d’habitants) ne peuvent avoir accès à des analyses et des diagnostics fiables et de qualité pour être prises en charge et soignées correctement à cause de manque d’équipements dans la région.

Nonobstant, les Gomatraciens nantis vont à Mumbai ou à New Delhi (Inde) pour se faire soigner du cancer, du rein, du cerveau ou encore des maladies cardio-vasculaires. Le coût approximatif : chaque candidat au départ débourse près de 30.000 dollars. A cela, il faut ajouter le prix du billet aller-retour : environ 2.000 dollars. D’autres Gomatraciens se font soigner à Kigali (Rwanda), à Kampala (Ouganda) ou à Nairobi (Kenya).

Considérant ce coût, Caritas Goma a, dans son objectif de rapprocher de bons soins à la population, construit, en 2011, un centre d’analyse et de diagnostic doté d’un laboratoire de qualité. Une première dans l’est du pays ! Avec l’appui d’Austrian Help Program (AHP), le centre est érigé dans l’enceinte de l’hôpital général de référence “Charité maternelle” de Caritas Goma. Aujourd’hui, les services de radiologie numérisée, de radiologie dentaire, de mammographie, d’échodoppler, d’échographie… y sont opérationnels. Des services organisés grâce à une équipe formée en Europe, maîtrisant les techniques nouvelles et travaillant dans le strict respect des normes internationales pour assurer un maximum de sécurité.

“Avec des coupes plus fines pour obtenir une meilleur résolution, le scanner permet de réaliser des examens précis, explique Thomas Ndabukiye, responsable du centre. Mais pour y arriver, l’appareil utilise les rayons X. Pour cela, certaines précautions doivent être prises pour assurer la sécurité notamment des femmes enceintes”.

L’Austrian Help Program a équipé le centre en matériels d’échographie, de radiologie et de radioscopie. Cependant, le laboratoire était resté souffrant, sans équipement. C’est ainsi que Caritas Goma a, en 2013, sollicité l’aide de Caritas Belgique pour l’achat de matériels et réactifs ad hoc. Grâce à financement, le laboratoire réalise des analyses antibiogrammes, biochimiques, immunologiques, ionogrammes, hématologiques, hormonogrammes. Mais aussi de culture, de coagulation sanguine ou encore de marqueur de tumeurs.

Aujourd’hui, c’est tout Goma et ses environs qui sont bénéficiaires directs des services rendus par le centre. Car à partir de 5 dollars, un patient peut se faire diagnostiquer selon l’examen demandé par un médecin. Le centre est installé dans un hôpital dont le taux d’occupation tourne autour de 96 à 112% par mois. Et enregistre, pendant la même période, plus de 350 accouchements et analyse quelque 2.500 examens demandés. Une situation qui, selon l’Inspection provinciale de la Santé du Nord-Kivu, a réduit de 70% les cas référés à l’étranger.

Cellule de Communication

2 Comments

  1. rania dit :

    silvoplé es que il ya des photos pour ce centre

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