La RDC parmi les pires pays au monde où vivre pour une femme

Goma, le 7 mars 2014 (caritasgoma.org) – Certains pays restent très dangereux dans le statut et le traitement octroyés à la femme. A l’instar de la République démocratique du Congo (RDC).Les pires pays pour une femme

Selon le rapport 2014 d’IBTimes UK, la RDC est parmi les cinq pays où les femmes sont les plus menacées. L’Afghanistan, l’Irak, le Yémen et le Népal complètent la liste de ces pays anti-gent féminine. Et c’est l’est du pays qui présente le grand nombre de ce danger : des viols, souvent perpétrés par des militaires de l’armée, des milices tribales ou des groupes armés étrangers.

Au Nord-Kivu, par exemple, la plate-forme Synergie des femmes pour les victimes de violences sexuelles enregistre, depuis 1997 et par mois, 800 viols. En plus de ce fléau infligé aux femmes, celles-ci sont sans cesse soumises au risque de tomber enceinte ou d’attraper une maladie.

Pour cette raison, une mission de recherche menée par Leymah Gbowee, prix Nobel de la paix, a été envoyée, fin-février, en RDC. Organisée par la Campagne internationale pour mettre fin aux viols et à la violence basée sur le genre en situation de conflit, la mission lance un appel au gouvernement congolais et à la communauté internationale pour mettre les femmes au centre des efforts déployés. Et pour mettre un terme à une violence sexuelle endémique.

“Nous sommes ici pour soutenir les femmes courageuses qui ont survécu au viol ou à d’autres formes de violences sexuelles et qui aident à leur tour les survivantes. Ces femmes sont des pacificatrices. Elles ont besoin de soutien pour instaurer une paix durable dans ce pays. Elles nous ont dit : ‘trop, c’est trop’. La guerre menée contre les corps des femmes doit cesser”, déclare Gbowee.

Un appel tombé à pic : Kinshasa, la capitale de la RDC, a accueilli, du 4 au 5 mars, le deuxième Forum mondial des femmes francophones. Ce Forum a porté sur les femmes actrices du développement : Femmes actrices de la paix, Femmes et éducation, Femmes et pouvoirs.

Mais le premier Forum mondial des femmes francophones, qui s’est tenu le 20 mars 2013 à Paris, a permis une mobilisation en faveur des droits de la femme, jamais définitivement acquis. Cette édition a principalement porté sur les violences faites aux femmes dans les conflits armés. Avec un éclairage particulier sur la situation de celles-ci en RDC où, dans les guerres de l’Est, elles ont massivement subi viols et mutilations sexuelles, avec une barbarie inouïe.

Dans un pays où, face aux violences sexuelles, les autorités sont impuissantes, voire complices, Hema Mashukano, conseillère au programme Violences sexuelles de Caritas Goma, plaide pour l’instauration, par l’ONU, d’un tribunal mixte pour la RDC. Où les magistrats congolais et étrangers vont siéger ensemble pour juger les crimes graves, notamment les viols massifs dans l’est du pays… 

Cellule de Communication

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